QUIPROCO - QUantIfication de la contamination par les virus les parasites PROtozoaires dans les COquillages

Le projet QUIPROCO financé par l’ANSES, dans le cadre d’une Convention de Recherche et Développement (CRD) est réalisé en partenariat avec l’université de Reims, l’ANSES et le Laboratoire Environnement Ressources de Normandie.

Le milieu marin littoral est soumis à de nombreuses pressions du fait du développement des activités urbaines (habitat, tourisme), et agricoles (élevage intensif d’animaux de rente, productions marines). Dans ce contexte, les coquillages peuvent être vecteurs de micro-organismes pathogènes pour l’homme. En effet, les coquillages pour se développer filtrent de grandes quantités d’eau et concentrent ainsi différents pathogènes éventuellement apportés par les eaux usées (bactéries, virus, protozoaires...).

Les données concernant les parasites dans l’environnement littoral et les coquillages sont très limitées. Les protozoaires tels que Cryptosporidium parvum, Giardia duodenalis, Toxoplasma gondii, pathogènes pour l’homme, présentent un risque de contamination des coquillages car leur cycle comprend une phase de dissémination environnementale.

Ce projet repose sur un double objectif de préoccupation environnementale et de santé publique. Il doit permettre de comparer la bioaccumulation de virus et de protozoaires dans 3 espèces de coquillages (huîtres plates, huîtres creuses et moules) et d'obtenir les premières données in situ de contamination des coquillages français par des virus et des protozoaires.

La première année du projet porte sur l’optimisation de technique de détection de trois protozoaires dans les coquillages. Les travaux ont été réalisés sur des huîtres et des moules bio-accumulées avec des oocystes de Cryptosporidium parvum. Comme pour les norovirus et les rotavirus, les parasites s’accumulent préférentiellement dans les tissus digestifs.

La deuxième partie du projet (étude environnementale) doit permettre de fournir les premières données de contamination des coquillages par les trois parasites. Pour cela des sites de prélèvement (connus pour leur vulnérabilité) ont été sélectionnés sur la côte ouest de la presqu’île du Cotentin (Département de la Manche).

Il s’agit de trois zones de production classées B dont une pour les moules et deux pour les huîtres. Les points de prélèvement sont ceux définis dans le cadre du REMI (REseau MIcrobiologie). Les prélèvements seront réalisés par le LER Normandie. Sur ces coquillages, le LER réalisera le dénombrement des E. coli, le LSEM la recherche de norovirus et rotavirus et enfin l’université de Reims la recherche de C. parvum, G. duodenalis, T. gondii.